🔴 FLASH



RDC : Fiston Balanganayi, cadre de l'UDPS/Kinshasa, recadre sèchement Joseph Kabila.

Après le discours très controversé de l'ancien président Joseph Kabila Kabange à la Nation, les réactions ne cessent de tomber. Cette fois, c'est depuis Kinshasa que Monsieur Fiston Balanganayi, Cadre de l'UDPS/Tshisekedi, ancien candidat à la députation nationale à Kananga dans le Kasaï Central et Administrateur des sociétés minières de la RDC, est monté au créneau.

‎Pour ce haut cadre du parti présidentiel, le discours de Joseph Kabila est "une insulte et une provocation à l’endroit du peuple".

‎Kabila  doit  laisser le Congo avancer

‎« Pendant 18 ans, M. Kabila a eu tout le pouvoir. Il a eu l'armée, la Banque Centrale, le Parlement, les entreprises minières. Qu'a-t-il fait de la Gécamines ? Qu'a-t-il fait de la MIBA qui s'est effondrée sous ses yeux, plongeant l’espace grand Kasai dans le chômage ? Rien. Aujourd'hui il vient parler de crise ? Mais c'est lui le père de la crise congolaise », a-t-il martelé.

Balanganayi rappelle le calvaire vécu par sa base électorale de Kananga sous le régime Kabila : routes délabrées, jeunes abandonnés, une insurrection organisée par lui-même pour nous obliger de l’accepter   une insécurité permanente sans oublier les contrats léonins imposés à la MIBA. 

‎En tant qu'Administrateur dans le secteur minier, il est catégorique :

‎« Sous Kabila, nos minerais enrichissaient des individus et des multinationales complices, pas le peuple congolais. Avec le Président Félix Tshisekedi, nous avons la revisitation des contrats, la relance de la MIBA, la dotation de 0,3% pour les communautés locales., la société commerciale La minière de  Kisenge Manganèse en faillite depuis plusieurs décennies renaît de ses cendres et la production a repris. Voilà la rupture », a déclaré Fiston Balanganayi. 

‎Un discours téléguidé depuis Kigali

‎L'ancien candidat à la députation nationale à Kananga ne mâche pas ses mots sur les accointances supposées de Joseph Kabila avec la rébellion de l'AFC/M23.

‎« Comment un ancien Chef de l'État, condamné par la justice militaire pour trahison, intelligence avec le Rwanda, peut-il encore s'adresser à la Nation comme s'il était une alternative ? Il n'est plus une alternative, il est devenu le problème. Il a choisi le camp de l'ennemi qui tue à Goma et à Bukavu ».

‎Et de conclure avec fermeté :

« L'UDPS/Tshisekedi et tout le peuple congolais disent NON au retour en arrière. Le Congo ne reviendra plus jamais à l'époque de la dictature, de la kleptocratie et des fosses communes. Que M. Kabila prépare sa défense devant les juges, pas devant les caméras. Le peuple a déjà choisi son camp et bientôt nous n’avons pas honte de le dire aussi haut pour qu’il l’entende, la réforme constitutionnelle est un impératif pour l’enterrer politiquement et détacher son pays le Rwanda de nos affaires politiques internes ». 

Avoir été un espion du Rwanda au sommet de l’Etat congolais, conclut-il, est un exploit qui ne se reproduira plus jamais, que ça soit clairement dit et entendu par ceux qui s’obstinent à exister politiquement comme émissaires de l’envahisseur.

‎

‎Propos recueillis par Crispin Phocas MAYIMBU. 

‎

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires