Le Président national initiateur de Congo Positif, le parti anti-chômage et du bien commun et coordonnateur national du Front Anti-Dialogue, Monsieur Dieudonné Nkishi Kazadi vient d’adresser, ce jeudi 23 juillet 2026, une lettre ouverte à Delly Sesanga Hippungu, président national du parti politique ENVOL et à tous ceux qui souhaitent la présence des rebelles au prochain dialogue national, annoncé par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi.
Dans cette lettre de trois pages dont l’objet est « défendre la constitution ne peut consister à légitimer ceux qui la violent par les armes », le Congo Positif décèle une contradiction profonde entre les principes constitutionnels que défend l’Envol et sa logique politique qu’il propose de voir le président honoraire Joseph Kabila et le chef rebelle Corneille Nangaa de l’AFC/M23 participer au dialogue au motif que l’on ne peut traiter la question de la guerre, si l’on ne la discute pas avec ceux qui la font.
Il s’agit là pour Dieudonné Nkishi, d’un raisonnement confus entre la recherche de la paix et la consécration de la violence comme mode d’accès au débat politique.
Dans tout Etat de droit, fait-il savoir, le dialogue est un instrument de consolidation de la démocratie et non une récompense accordée à ceux qui prennent les armes contre leur pays.
Pour défendre sa thèse, le président du Congo Positif adresse une série de questions à Delly Sesanga : celle de savoir la vraie revendication politique de l’ancien président Joseph Kabila, qui justifierait qu’il participe à un dialogue sous la pression des armes ? Si cette dernière est connue, qu’elle soit rendue publique. Si cette revendication est constitutionnelle, pourquoi n’a-t-elle jamais été formulée au sein des institutions légales ? Si elle est personnelle, depuis quand les intérêts individuels justifient-ils une guerre qui coûte des milliers des vies humaines ? Et si, enfin, aucune revendication politique précise n’existe, quel sens aurait un dialogue dont l’un des principaux participants ne présenterait aucun cahier des charges connu du peuple congolais ?
En réponses, le président de Congo Positif soutient qu'en démocratie, on ne dialogue pas avec des intentions supposées, mais sur des revendications clairement identifiées. Et à ce jour, personne n’a expliqué aux congolais la réclamation claire de Joseph Kabila. D’où, a-t-il conclu, la position de Delly Sesanga n’est conciliable avec plusieurs dispositions de la constitution du 18 février 2006 dont il rejete toute démarche visant sa révision.
En plus, l’article 64 que ses collègues et lui défendent, consacre le devoir de faire échec à toute prise ou tout exercice anticonstitutionnel du pouvoir.
De ce fait, le coordonnateur du Front Anti-Dialogue pense que reconnaître à ce stade une place privilégiée autour de la table du dialogue, au mouvement armé l’AFC/M23, qui contrôle illégalement une partie du territoire national, est une voie ouverte à un précédent extrêmement dangereux qui voudrait que la force militaire devienne dorénavant, en République Démocratique du Congo, un moyen légitime d’obtenir une reconnaissance politique. Ce qui est une logique incompatible avec le constitutionnalisme moderne.
Dieudonné Nkishi rappelle à Delly Sesanga les propos de Corneille Nangaa qui, dans l'une de ses récentes sorties médiatiques avait affirmé qu’il fallait prendre les armes pour être entendu. Pourtant une démocratie soutenue par lui, qui transmet un tel message, prépare mécaniquement les conflits de demain.
En conclusion, l’initiateur de Congo Positif rappelle au président national de l'Envol que la paix durable repose sur la justice, les institutions et la responsabilité. Elle ne se construit pas sur la récompense de la violence. Une solution politique n’est pas synonyme d’une conférence où l’on place sur un pied d’égalité les institutions issues de la souveraineté populaire et les organisations armées qui défient tout un Etat.
La lettre ouverte de Dieudonné Nkishi vient après une série de déclarations des oppposants congolais, dont les membres de la coalition C64 qui veulent voir tous les belligérants s'assoeir à la table des négociations avec Félix Tshisekedi. Pourtant, devant les chefs religieux et les partis membres de l’Union Sacrée, le chef de l'Etat était clair en précisant qu’il veut un dialogue sur ses propres initiatives et non sur celles entreprises par les pays voisins, en dehors de la RDC.
CrisPhoMay

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