Pour cet ancien gouverneur de la province du Kasaï, vivant en exil aux États-Unis, le dialogue qui écarte certaines catégories manque, au départ un soubassement.
« Un dialogue qui exclut certaines composantes de la vie politique manque, dès l'origine, d'assise. Loin d'être un arbitre neutre, Félix Tshisekedi est lui-même au cœur de la crise que ce dialogue est censé résoudre », a écrit Claudel-André Lubaya.
Pour l'ancien député national élu de la ville de Kananga, nul n’ignore que la nature n'a jamais gratifié Félix Tshisekedi d’une moindre victoire électorale, que ce soit en 2018 comme en 2023. Ce péché originel selon Lubaya, dont Félix Tshisekedi s'est toujours montré peu enclin à assumer publiquement chaque fois qu'il est évoqué, questionne la légitimité politique de son pouvoir. Ce qui fait de lui un président de fait.
Claudel-André Lubaya poursuit en affirmant que l'actuel chef de l'État exerce sans légitimité.
« Certes, il exerce de fait les prérogatives de chef de l'État et bénéficie de la reconnaissance internationale attachée à cette fonction. Mais, sur le plan interne, le débat sur les conditions de son accession et de son maintien au pouvoir demeure l'un des principaux facteurs de la crise politique actuelle. C'est précisément cette contestation persistante qui explique pourquoi il est lui-même l’épicentre de la crise », a déclaré Claudel-André Lubaya.
La position de Lubaya sur le dialogue vient après celle de Delly Sesanga. Le président national du parti de l'Envol de la RDC et l'un des opposants majeurs du régime de Tshisekedi avait annoncé, lors d'un échange avec la presse, qu'il voudrait bien voir les belligérants participer aussi au dialogue.
CrisPhoMay

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