Pendant quatre jours, soit du 13 au 16 août, les participants ont participé à deux jours de reflexion, de proposition et d'appel au développement à Katambayi, au Restaurant de l'Université de Kananga. Ces exposés ont été suivis de deux autres d'expositions.
Émerveillé par l'engagemenr des entrepreneurs de Kananga, le coordonnateur général du Festival a relevé un seul obstacle qui résume leurs difficultés. Il s'agit du manque d'électricité sur la ville.
« Parmi les défis liés à la promotion de l'entrepreneuriat llocal, ici au niveau de Kananga, il y a un sérieux problème lié à l'électricité. Sans énergie, il n'y a pas ni production ni conservation. Il n'y aura pas enfin, de croissance », constate Jonathan Mulumba.
D’où son plaidoyer direct auprès des dirigeants :
« Et c'est parmi les plus grands plaidoyers de Sankayi auprès du gouvernement central avec tous les partenaires techniques, pour voir comment le gouvernement peut accélérer les choses en ce qui concerne l'électrification, soutenir kes entrepreneurs, les accompagner, les encadrer et les aider à accéder aux mécanismes de financement », a renchéri le CG de FIS 26.
Jonathan Mulumba fait de cet engagement, sa lutte à la tête du FIS.
D'autre part, selon le coordonnateur, ce festival n'est pas arrivé par hasard à Kananga. Il s'inscrit dans une dynamique nationale et se pointe comme un éclaireur du "Debout jeunes congolais" et du CONAPAS.
« En fait, vu que Sankayi est arrivé dans un cadre si spécial avec le programme présidentiel 'Debout jeunes congolais' axé sur l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes, il se veut un éclaireur pour annoncer aux entrepreneurs qu'il y a le Concours National des Plans d'Affaires Simplifiés qui arrive », a déclaré Jonathan Mulumba.
Pour lui, l'idée derrière cette 2e édition est de ne pas laisser passer l’opportunité.
« Alors, en interne, on ne voulait pas que cela soit une surprise pour que l'on passe à côté de l'objectif. Il fallait ramener les ministères de développement et de l'entrepreneuriat, des petites et moyennes entreprises à Kananga avec toutes ces structures pour sensibiliser et appeler les entrepreneurs à se mettre en ordre en vue de prochaines échéances ».
Il exhorte les entrepreneurs à se mettre en ordre en remplissant l'unique condition de se mettre en ordre avec l'Etat congolais pour être reconnu et sélectionné. Car, a-t-il dit, ce qui n'est pas connu n'existe pas, même si l'on a une activité.
Pour rémedier aux difficultés ci-haut énumérées, Jonathan Mulumba préconise une voie collective, celle de la mutualisation des forces par les entrepreneurs en créant des coopératives.
« Au vu des conditions de réalité locale, c'est difficile pour un entrepreneur de formaliser d'abord son activité, parce qu'il n'a pas un chiffre d'affaire très considérable. Alors, j'ai profité de ce festival pour demander aux entrepreneurs de créer des coopératives. Mutualiser les forces va permettre à ce que, lorsqu'il y a financement, que les tâches soient partagées », a-t-il proposé.
En fermant le festival, le coordonnateur général garde une conviction. Pour lui, cet événement a été une grosse opportunité pour la province du Kasaï Central qui avait besoin de se voir être considéré.
La ville de Kananga a prouvé qu’elle a des bâtisseurs. Le FIS 26 a constaté qu’ils existent. Maintenant, c'est à tout le monde de faire en sorte que ces cris soient entendus. Que l’électricité arrive. Que le financement suive. Que l’État reconnaisse.
Et si la vraie richesse du Kasaï Central n’était pas sous le sol, mais dans la détermination de sa jeunesse ?
Crispin Phocas Mayimbu.




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