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2e édition du FIS26 : Merveille Nsangi électrifie la salle avec une thématique sur l'« Entrepreneuriat féminin au Kasaï Central, opportunités et défis ».

La 2e journée du Festival International Sankayi, FIS26, s’est tenue vendredi 14 août dernier au Restaurant de l’Université de Kananga, à Katambayi.

La journée a été rythmée par plusieurs thématiques abordées par différents panelistes. Captivante, l’intervention de Merveille Nsangi Loola, dernière à prendre la parole, a réveillé l’assistance et l’a tenue en haleine, dissipant toute trace de fatigue.

D’entrée de jeu, elle a dressé l’état des lieux de l’entrepreneuriat au Kasaï Central. Pour elle, c’est déjà une réalité bien présente. Et la femme en est l’acteur économique central.

« Au Kasaï Central, la femme n’est pas seulement une mère, une épouse ou une actrice sociale. Elle est aussi une actrice économique. Elle vend, elle transforme, elle produit, elle épargne, elle investit, elle crée des emplois et elle fait vivre des familles », a déclaré la coordonnatrice de l’ONG Amour Plus.

Elle a invité l’assistance à regarder la réalité en face, sans complaisance mais sans défaitisme, si l’on veut bâtir des solutions durables.

Mme Nsangi a reconnu l’existence d’un entrepreneuriat féminin et juvénile à Kananga et dans les cinq territoires du Kasaï Central. Cependant, il évolue encore dans l’informel et dans la précarité.

Elle affirme que la femme du Kasaï Central est la première entrepreneure de la province. La preuve : c’est elle qui se lève tôt pour s’approvisionner au centre de négoce. C’est elle qui tient les étals des marchés et transforme les produits agricoles pour nourrir la cité.

Pourtant, regrette-t-elle, la majorité de ces femmes évoluent dans une _économie de survie_. Elles entreprennent pour payer la scolarité, soigner un proche, assurer le repas du soir. Leurs activités, bien que vitales, restent vulnérables et manquent de fonds de roulement pour passer du stade de subsistance à celui de PME structurée.

Formatrice en entrepreneuriat, elle a invité le public à ne plus voir l’entrepreneuriat féminin comme une simple stratégie de survie, mais comme une véritable stratégie de développement économique pour les provinces.

Que signifie réellement l’entrepreneuriat féminin ?  

Pour Merveille Nsangi Loola, il ne se résume pas à "une femme qui vend quelque chose au marché". Il commence quand cette dernière identifie un besoin ou une opportunité, mobilise des ressources, puis crée une activité économique capable de générer de la valeur et des revenus.

Les opportunités : un double levier  

L’entrepreneuriat féminin représente, selon la paneliste, une opportunité à deux niveaux :

1. L’autonomisation des femmes. Dans un contexte où l’accès au capital, aux réseaux et aux marchés reste difficile, l’autonomie économique donne aux femmes le pouvoir de choisir.

2. Un moteur de développement. Une entrepreneure qui grandit emploie des livreurs, transporteurs, jeunes, fournisseurs, prestataires. C’est un enjeu majeur pour le Kasaï Central. C’est une solution aux problèmes communautaires et un effet multiplicateur social.

Les défis de l’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat féminin en RDC, et particulièrement au Kasaï Central, se heurte à des obstacles majeurs : l’accès au financement, l’insuffisance de formation et d’encadrement, etc.

Pour y remédier, Mme Merveille Nsangi Loola propose 7 priorités : former, financer, accompagner, connecter, formaliser, créer des marchés et transformer localement.


Crispin Phocas Mayimbu. 

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