La messe de requiem pour son 40e jour s'est déroulée à la paroisse grecque-orthodoxe de la commune de Limete à Kauka, dans la ville de Kinshasa. Dite par le père curé Raphaël Kindalo, elle a réuni une centaine de fidèles, parmi lesquels une dizaine d'anciens élèves qui ont connu la Soeur Apatsidou Antonia comme leur mère et leur préfet.
« En ce moment de recueillement, nos cœurs sont encore marqués par la douleur de la séparation. La disparition d’un être aussi remarquable nous rappelle combien la vie est fragile et combien certaines personnes, par leur passage parmi nous, laissent une empreinte indélébile. Aujourd’hui, nous ne venons pas seulement pleurer une disparition ; nous venons surtout célébrer une vie consacrée au service, à l’éducation et à la formation des âmes », a dit le Père curé.
Pour ce prêtre orthodoxe, la regrettée Première Sœur Préfet Apatsidou fut pour l'Institut Lumière des Nations, bien plus qu’une simple responsable. Elle fut une éducatrice exemplaire, une femme de devoir, une servante de la vérité et du travail bien fait. Sa rigueur était chaude et sa discipline, juste.
La Soeur Apatsidou savait pousser chaque élève à faire sortir le meilleur de lui-même.
« La Soeur Apatsidou savait corriger avec fermeté, mais toujours avec dignité et avec cœur. Elle savait exiger de chacun le meilleur, non pour imposer la peur, mais pour faire grandir, pour former, pour élever », a dit le Père Raphaël Kindalo.
Pour lui, la regrettée Apatsidou leur a inculqué la discipline.
« Beaucoup d’entre nous peuvent témoigner que la discipline qu’elle nous a inculquée, la rigueur qu’elle nous a transmise et les valeurs qu’elle a semées en nous, ont contribué à faire de nous des hommes et des femmes de valeur, des citoyens plus conscients, plus responsables et mieux préparés à affronter la vie », a déclaré cet ancien élève de la 5e promotion.
Pour un autre ancien élève de la même promotion, Antoine Kanku, la Soeur Apatsidou n'a pas seulement transmis les connaissances, mais elle a aussi façonné le comportement.
« Notre regrettée Apatsidou croyait en l’éducation comme en une œuvre noble et sacrée. Pour elle, former un élève, ce n’était pas seulement lui enseigner des connaissances ; c’était aussi façonner son caractère, éveiller sa conscience, développer son sens de l’honneur, du respect et du travail. Voilà pourquoi elle restera, dans nos mémoires, comme une grande éducatrice, une femme de caractère, mais surtout une femme de mission », a déclaré Antoine Kanku.
Francis Muamba Tshienda, Kolomonyi, Antoine Kanku, Clovis Kabongo, Donat Tshiamala, Tshinshipela, David Makabu, Maître Bernard Kayembe Katende et Claude Kalombo, tous anciens de Lumière des Nations, ont à l'unanimité exprimé leur reconnaissance profonde pour son engagement sans relâche, ses sacrifices silencieux, sa patience, sa droiture, son sens du devoir et son amour de l’éducation.
Les générations antérieures, présentes et postérieures continueront de parler d'elle comme d’une femme d’exception, d’une éducatrice de grande valeur, d’une âme noble au service de la formation humaine.
Que le Seigneur, dans son infinie miséricorde, l'accueille dans sa paix éternelle. Que son âme repose en paix et que sa mémoire continue d’inspirer chacun à marcher avec rigueur, dignité, discipline et fidélité aux valeurs qu'elle a transmises.
Chère Première Sœur Préfet, l'Institut Lumière des Nations ne t'oubliera jamais. Repose dans la paix éternelle !
Crispin Phocas Mayimbu.





0 Commentaires