L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a quitté la salle d’audience de la Cour de cassation ce lundi 27 juillet 2026, sans avoir attendu la fin de l'audition. Il est parti, dénonçant une procédure irrégulière menée à son endroit.
Devant les journalistes, l'ancien garde de sceaux a multiplié les accusations contre la juridiction et ses adversaires politiques, tout en affirmant que cela ne le detournerait plus de ses convictions.
Très irrité, Constant Mutamba a déclaré : «Nous refusons de cautionner l’arbitraire. Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate. Et je mourrai pour la justice et la vérité.»
Il a dit être victime de systèmes mafieux qui l’ont arrêté et condamné injustement. Le fait, selon lui, que le peuple ait exigé et réclamé sa libération comme un innocent, devant le Chef de l'Etat, n’a pas plu à ses adversaires politiques.
Ce réseau, at-il poursuivi, s’est encore constitué, se demandant comment clouer un brave, un innocent, un révolutionnaire panafricain comme lui.
«Ils ont décidé de ressortir un dossier qui était déjà clôturé », a ajouté Mutamba.
Quant au dossier FRIVAO, Constant Mutamba a affirmé qu’il s’agit d’« un faux dossier », dont les initiateurs ont manipulé la procédure. «Ils ont traité l’ancien coordonnateur comme un colis, comme une marchandise. L’affaire était déjà clôturée et ils se sont organisés pour que Mutamba sorte de l’hôpital afin de venir comparaître comme témoin», a-t-il déclaré.
L’ancien ministre soutient qu’après l’échec de cette démarche, ils n’ont pas réussi et, automatiquement, miraculeusement, par sorcellerie, ils se sont mis à le transformer en prévenu.
Constant Mutamba a insisté disant ne pas être justiciable devant la Cour de cassation. Car ne bénéficiant d’aucun privilège de juridiction. Il a également qualifié de fausse, la citation à prévénu reprenant les mentions qui lui sont attribuées.
Il a, avant de quitter le lieu, déclaré que la RDC n’appartient pas à un groupe d’individus ou à des mafieux. Il a conclu en accusant la juridiction de porter atteinte à ses droits de la défense et le greffier, de menteur.
Après son départ, l’audience s’est poursuivie, même si ses avocats ont contesté la régularité de la procédure.
La réaction publique de la Cour de cassation aux déclarations de l’ancien ministre de la Justice, est attendue.
Crispin Phocas Mayimbu.

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