Au sortir de l'audience, elle s'est entretenue avec le Cardinal Fridolin Ambongo. A la question de savoir si la rencontre avec le président de la République, sonnait la fin de la haine et de la guerre entre les deux parties, le prélat catholique a précisé qu'il n'a jamais été contre Félix Tshisekedi.
« Nous n'avons jamais haï le président de la République. C'est juste nos avis qui ne correspondent pas à certains moments. Mais, il reste chef de l'État et commandant suprême. C'est pour cela que nous sommes ici et il nous a reçus. Si nous n'étions pas patriotes, il ne nous aurait pas reçus», a dit Ambongo.
Quant à une possible participation de Joseph Kabila et Corneille Nangaa au prochain dialogue, Ambongo ne tourne pas autour du pot. Sa réponse sèche était "NON" pour Kabila et Nangaa.
Les conditions de participation au dialogue seront entièrement fixées par le Chef de l'État et non par les confessions religieuses, a précisé le prélat catholique. Il a poursuivi en disant que le président de la République n'entend plus dialoguer avec ceux qui ont pris les armes pour attaquer la RDC. Il en est de même pour ceux qui n'ont pas dénoncé l'agresseur du pays, en le nommant.
A en croire la consoeur Tshiala Chancella, rien ne garantit jusqu'ici, la tenue du dialogue. Car la date n'est encore fixée.
La CENCO-ECC-ERC et consorts, ont reçu du chef de l'État le rôle de filtre. Leur mission est de créer les conditions propices à la tenue du dialogue. Ils rencontreront les différentes couches sociales avant de rendre compte au Président de la République. C'est alors que ce dernier fixerait la date de la tenue dudit dialogue. Ils ne viennent plus pour réconcilier tout le spectre politique, mais plutôt pour préparer un dialogue entre ceux que le pouvoir considère comme "du côté de la patrie".
Si le compte-rendu de ces confessions religieuses ne satisfait pas le chef de l'État, il n'y a pas de raison que ce dialogue se tienne, a dit Chancella.
En clair, le dialogue ne se tiendra pas sous peu. Rien ne garantit sa tenue. Le dernier mot revient à Félix Tshisekedi.
Si aujourd'hui, le Cardinal Ambongo dénonce ouvertement l'agression rwandaise de la RDC, c'est parce que lui et ses collègues ont milité auprès de Denis Sassou du Congo-Brazzaville et Ndayishimiye du Burundi pour que Félix Tshisekedi les reçoive. Et lors de leur échange, le message du Chef de l'Etat était clair : d'abord le pays, le reste viendra après.
Pour le pouvoir actuel, l’idée c’est justement d’éviter de donner une légitimité à ceux qui ont pris les armes.
CrisPhoMay

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