Dans le cadre du Projet d’Équité et de Renforcement du Système Éducatif (PERSE), l’ONG Enfant Avenir, en consortium avec d'autres organisations notamment: Femme Acacia, ROPAC, AFD, Amour Plus, FMMDI et EGAVOPK organisations partenaires et avec l’appui de la Banque mondiale, a organisé ce lundi 15 juin 2026 une séance de sensibilisation à l’EP2 TUTUNGUNUKE, dans la localité Plateau, ville de Kananga.
L’activité visait à prévenir les violences basées sur le genre (VBG), l’exploitation et les abus sexuels (EAS) ainsi que le harcèlement sexuel (HS) en milieu scolaire. Composée de cinq membres, dont deux représentants de l’Inspection provinciale de l’Éducation, l’équipe a été accueillie par la directrice de l’école, Madame Béatrice Kakubi.
À travers un échange interactif en français et en tshiluba, les sensibilisateurs ont expliqué aux élèves les différentes formes d’abus et les moyens de s’en protéger. Les nombreuses questions des enfants ont démontré leur intérêt et leur compréhension du message.
La pertinence de ce message s’est notamment illustrée lorsqu’une élève a demandé au sensibilisateur : « Comment un enseignant peut-il parvenir à enceinter son élève ? » Une interrogation qui témoigne de la curiosité des enfants et de leur volonté de comprendre les risques auxquels ils peuvent être confrontés.
Répondant à cette préoccupation, Monsieur Sylvain, autre intervenant, a expliqué que les abus commencent souvent par des comportements qui peuvent sembler anodins : des attouchements, des gestes déplacés ou encore des compliments excessifs et insistants, sans le consentement de l’enfant.
Les intervenants ont insisté sur l’importance de dénoncer tout comportement suspect auprès de la direction de l’école, des parents ou via le numéro vert 178, présenté aux élèves à travers une chanson éducative rapidement reprise par l’assistance.
Pour renforcer la mémorisation de ce numéro, un autre sensibilisateur a improvisé une chanson entraînante : « PERSE Allô Allô, PERSE Allô Allô, numéro 178 ». Les élèves se sont rapidement approprié ce refrain, créant une ambiance à la fois éducative et conviviale.
À la clôture de la séance, la directrice de l’établissement très satisfaite de cette activité, a plaidé pour l’installation d’une boîte à suggestions et de dénonciation, afin de permettre aux élèves de signaler discrètement les cas de violence.
Rédaction


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